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BertrandOriginaire de Lorraine, au sein d’une famille peu nombreuse, avec un père chauffeur livreur, Francis ; une mère aide-soignante, Isabelle et une grande et unique soeur, Hélène, travaillant pour Disney Chanel.

Je me suis toujours passionné pour le sport, c’est pour cela que J’ai commencé avec les copains sur des terrains de foot à l’âge de 6 ans. Nous avons joué ensemble sous les couleurs bleues de Raon l’Etape pendant plus de 10 ans. Je jouais n°6, milieu de terrain défensif ou récupérateur, mon poste de prédilection, car je ressentais le besoin de courir partout pour me dépenser.

J’ai suivi des études au collège, pour ensuite me retrouver au lycée en STT Commerce : ” ce qui m’a permis de comprendre que je devais absolument travailler en relation avec la nature… ” Mais je gardais cela dans un coin de ma tête, il fallait d’abord que je passe un diplôme.

Donc, après l’obtention d’un baccalauréat STT Commerce, je suis parti dans une école pour apprendre l’anglais en Australie pendant 3 mois. Ensuite, j’ai travaillé comme plongeur en restauration sur Gold Coast et Cairns pendant 5 mois, toujours en Australie ; mon argent gagné honnêtement me servait à apprendre la plongée (cette fois sous l’eau), et visiter la Grande Barrière de Corail. Plusieurs croisières m’ont permis de passer mes 2 premiers niveaux PADI. Et je savais enfin ce que je voulais faire dans ma vie professionnelle.

De retour en France, je travaille comme intérimaire dans plusieurs usines. Mes salaires me serviront à passer mon niveau 3 CMAS en 2003 en plongée sous-marine, mais également à acheter mon propre matériel de plongée. Puis je parts en Egypte, où je je passerai en 2004 mon niveau 4 avec Padi, le Divemaster. Je travaille ensuite comme chef de palanquée, où je ferai 2 saisons pleines toujours en Egypte.

Après un accident à l’oreille moyenne droite, et une forte douleur ainsi que des acouphènes ininterrompus, je pris peur pour ma carrière de plongeur. Je décide de rentrer en France pour voir des spécialistes. Leur réponse : je ne dois pas travailler dans la plongée plus de 6 mois dans l’année. Très triste, je décide d’aller chez le Père Jaouen pour trouver une autre voie : le bois et la mer.

En terre bretonne, à l’Aber Wrac’h, Je travaillerai au chantier pendant 4 mois, puis j’aurai la chance de naviguer sur le Bel Espoir 2 pendant 4 mois, aux Antilles, Cuba, Canada, Açores…. Ma plus belle année je pense.

Sous genak

Passionné par le Bleu, je décide de continuer dans la voile en me présentant à la base des Glénans de Paimpol, où je resterai 2 ans en tant que bénévole au pair. J’obtiendrai le monitorat voile 1er degré, et enchaînerai une trentaine de semaines d’encadrement sur croiseur. Sans oublier tout ce que j’ai appris en maintenance, entretien nautique et ma grande passion pour le sextant.

Je passe ensuite les tests de sélection pour suivre la formation B.E.E.S 1er degré voile habitable 2008/2009, à l’ ENVSN de Saint Pierre-Quiberon (56). Je les réussis, et me voici de retour à l’école après plus de 6 ans! J’obtiendrai mon diplôme, le “B.E”, après une année riche en enseignement et en rencontres.

Maintenant, il est temps d’aller travailler. A Paimpol (22), pour la base des Glénans, je serai chef de site sur l’île Verte de juin a fin août, une très bonne expérience, et que du bonheur sur ce caillou que j’adore. Ensuite, jusqu’à début novembre, j’encadrerai des stages d’encadrement et de formation toujours au milieu de l’archipel de Bréhat.

Après ma plongéeLa grande nouveauté reste mon retour dans la plongée, enfin en école de plongée plus précisément, car je n’ai jamais pu m’empêcher de faire des bulles, même après mon accident. Et c’est très différent de mes anciennes habitudes, plonger tout seul en exploration ou installer, désinstaller des coffres, et d’autres vérifications et entretiens de pontons flottants, très souvent pour les Glénans depuis plus de 3 ans. Enfin, j’ai donc validé mon Niveau 4 ANMP en septembre, et débute à partir d’octobre mon MF1, dans le but de passer mon BEES en plongée bien-sûr.

A suivre pour 2010, pas mal donc d’objectifs. Mon MF1 en plongée au Cap (Trébeurden, 22), mon capitaine 200 voile en octobre 2010 à l’ ENVSN (Saint Pierre-Quiberon, 56). Et bien-sûr travailler avec les Glénans à partir du 10 janvier pour de nouvelles expériences (comme la formation continue, et d’autres formations, l’île Verte…), pour gagner de l’argent et économisez pour un beau bateau.

cv n°1, l’original

cv n°2

La prise en main de l’île commença le 8 juin.

La préparation durera 3 grosses semaines. De nombreux travaux de débroussaillage, les inventaires, le montage des tentes, la remise à jour de notre équipement pour les énergies (gaz, électricité avec nos panneaux solaires, cuve eau de mer pour la vaisselle, cuve eau de pluie pour les douches…), les diverses réparations et améliorations du site… sans oublier le nettoyage!!!  Et de belles plongées pour placer nos 7 coffres, ma spécialité aux Glénans de Paimpol.

Un gros emploi du temps, mais une satisfaction : la DASS a donné son accord pour l’ouverture du site le 27 juin, en ajoutant que l’île s’améliore nettement au fil des ans (équipements, hygiène, sécurité). Gros soulagement donc.

Cette île ouvre 2 mois dans l’année, durant l’été, pour accueillir des juniors, les “Ska” (14-15 ans), et les “Jazz” (16-17 ans). Durant août, un ou deux stages de formation moniteurs seront également proposés.

La saison peut commencer, et la découverte pour moi d’une fonction nouvelle également. Je m’attache à la sécurité des 5.7 Glénans sur l’eau, (ainsi que des autres bateaux, depuis mon poste avancé et mon 150 chevaux), au suivi des moniteurs (retour sur leur choix “navigation”, leur séance péda, quelque fois leurs question en technique…), et bien évidemment à l’organisation et à la vie du site (matérielle et humaine).

J’ai vraiment un coup de coeur pour cet endroit, avec ses paysages, ses oiseaux, ses poissons et mammifères, ses odeurs, son mode de fonctionnement écolo. Travailler la bas est un bonheur, une satisfacion, une fierté.

Michel Jaouen, dit Père Jaouen est le fondateur de l’AJD, signifiant Association des Amis de Jeudi-Dimanche, crée en 1951 à l’Aber Wrac’h.

A cette époque, AJD signifiait Aumônerie de Jeunes Délinquants et aidait des jeunes à s’en sortir… pour des problèmes judiciaires, familiaux, de drogue, d’alcool, chômage…

Elle a toujours pour but d’épauler des personnes de tous horizons, de tous passés, de toutes cultures et toutes éducations… en bref sans discrimination aucune. Que l’on soit avocat, ou à la recherche d’un emploi sans diplôme, voir même toxico-alcoolo… Tous seront les bienvenus, et accueillis de façon égale.

En effet, tout le monde mange ensemble, travaille le bois avec des formateurs pour les jeunes restant au chantier, règle les nombreuses voiles des 2 goélettes et respecte les quarts, et l’entraide est présente à chaque instant pour n’importe qui.

Et le Père Jaouen est toujours présent, sur le terrain et surtout sur mer, “bon pied – bon oeil”, et raconte des histoires nous faisant rêver et bien rigoler.

Et pour encore longtemps!!!